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L’art de larguer une caisse dans le métro

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Un plat de flageolets qui passe mal, pas le temps d’aller déposer une offrande aux toilettes ce matin, une envie soudaine qui monte en vous… Vous avez sacrément envie de larguer une caisse. Le temps s’égrène, ça devient maintenant vital ! Problème : vous êtes dans le métro bondé le matin pour aller bosser. Guide de survie en pareille circonstance.

 

 

 

1) Accuser quelqu’un d’autre

 

Eculée mais toujours payante, la tactique lâche consiste à accuser quelqu’un d’autre. Si possible une victime facile : un chien, un enfant ne parlant pas encore, dont vous caressez la tête avec sourire et bienveillance, puis auquel vous déclarez « Petit coquin, va ! ». Parfois, de tels alliés n’existent pas. Il faut donc se rabattre sur des victimes plus coriaces : « Madame, vous devriez avoir honte ! », « Monsieur, votre goujaterie n’a d’égale que votre saleté ! ». A vous de voir si, votre sinistre forfait accompli, vous décidez de rester ou de descendre à la prochaine station pour éviter l’opprobre qui risque de s’abattre sur vous. L’autre parade consiste à parler dans une langue étrangère pour noyer le poisson. Prudence toutefois : si vous êtes blond aux yeux bleus, parler japonais risque de paraître suspect.

 

 

 

2) Manier l’humour

 

Si vous êtes dotés d’un solide sens de l’humour, c’est le moment ou jamais de vous en servir.

 

Ben quoi, vous auriez préféré que ce soit une bombe ?

 

Chic alors, je viens de recevoir un SMS !

 

A côté, Tchernobyl, c’était du reggae…

 

 

 

3) Faire semblant de dormir

 

Odieux stratagème, qui vous épargne néanmoins les réactions outrées des autres passagers. Attention : il faut que votre visage reste aussi statique que celui d’une statue. Ne bougez pas, ne riez pas, respirez très doucement, ayez l’air de dormir comme une souche. Nombreux seront ceux qui vous envieront de dormir du sommeil du juste dans un pareil endroit, quintessence des angoisses quotidiennes s’il en est.

 

 

 

4) L’excuse du héros

 

Ils n’ont pas toujours bonne réputation, certains les prennent pour des bœufs finis. Il n’empêche, les militaires sont utiles à la patrie, et en cela, assez respectés. Aussi, si vous en larguez une bien sentie, jouez à fond la carte patriotique : « Excusez-moi, un effet secondaire de ma blessure au Mali il y a deux ans, quand j’étais soldat dans l’armée de Terre ». Pour l’armée de l’Air et la Marine, ça marche aussi.

 

 

 

5) Le « silent killer »

 

Personne ne connaît votre corps mieux que vous. A cet instant précis, vous savez ce qui va sortir de votre rectum. Non pas une détonation à faire dérailler le métro, mais au contraire une flatulence feutrée et silencieuse, dont l’odeur nauséabonde pourrait néanmoins tuer raide un porc pataugeant dans ses excréments. L’air de rien, allez-y, pétez en toute tranquillité #PêtdeNez. Puis, la chose faite, prenez un air détaché, par exemple en vous cachant derrière un large journal ou en écoutant de la musique en regardant le plafond. Les autres passagers consternés se dévisageront mutuellement pour identifier le criminel. Imitez-les un peu, afin que personne ne vous soupçonne. Vous passerez ainsi le reste du trajet apaisé et léger. Par contre, si vous êtes démasqué, une seule chose à faire : CASSEZ-VOUS.

 

 

 

 

« Qui ne pète pas et ne rôte pas un jour explosera »

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