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Comment lutter contre l’invasion des rascasses volantes ?

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Poisson de petite taille, la rascasse volante (« Lionfish » en anglais) devient pourtant un véritable fléau dans certaines parties du globe. Face à ce péril aquatique, deux solutions pourraient endiguer son expansion : la cuisine et la science. 

 

Prédateur sans prédateurs 

Caraïbes, océan Pacifique, océan Indien, mer Rouge, la rascasse volante vient désormais d’élire domicile en mer Méditerranée et dans l’océan Atlantique. Elle menace gravement les récifs coralliens et engloutit les poissons comme Obélix les sangliers. En outre, la rascasse volante se reproduit massivement et ne possède aucun prédateur, en raison de ses épines venimeuses. Elle prolifère donc dangereusement.

Dès lors, comment limiter son impact sur la faune et la flore sous-marine ?

 

Un poisson mangeable

Contrairement aux idées reçues, une fois ses épines soigneusement découpées, la rascasse volante est un aliment comestible, inspirant les cuisiniers. Déjà populaire au Japon, c’est aujourd’hui Cuba, la Colombie, le Mexique, les Bahamas et le Costa Rica qui incitent leurs populations à consommer ce poisson.

 

(© Mouth Full)

 

Terminator versus Lionfish

Les scientifiques de Nekton et Rise Robotics travaillent à l’élaboration d’un robot submersible chargé de capturer les rascasses volantes : le Lionfish Terminator. Ou plutôt les, car deux prototypes sont à l’étude.

Le premier prototype, en forme de cage, neutralise d’abord les poissons grâce à deux bras articulés, dotés d’un système d’électrodes. La décharge assomme les poissons, le robot les enferme et les ramène une fois sa pêche terminée.

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(© Ed Wiliams, Robo Nautica)

 

Un second prototype utiliserait fusil harpon pour abattre les rascasses volantes.

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(© Ed Wiliams, Robo Nautica)

 

Les deux robots peuvent plonger à plus de 40 mètres de profondeur.

Un moyen innovant pour lutter contre la prolifération des rascasses volantes, qui pourrait également servir de base de réflexion pour lutter contre d’autres animaux marins, en augmentation inquiétante pour la faune aquatique, voire pour l’homme.