Boris Johnson, clonage de célébrités et de personnalités

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On ne présente plus Boris Johnson, alias « BoJo », maire de Londres, personnage médiatique charismatique et haut en couleur.

 

Paradoxe amusant, le bedonnant personnage empreinte respectivement leur prénom et nom à Boris Becker et Earvin « Magic » Johnson.

Mais les similitudes ne s’arrêtent pas là : de l’ancien leader du tennis allemand, il s’est approprié le style de jeu tout en puissance lorsqu’il prodigue ses bons mots aussi inattendus qu’assassins, imitant ainsi les missiles jaunes dont « Boum-Boum » gratifiait ses adversaires apeurés une raquette à la main. De l’ancien basketteur reconverti en homme d’affaires prospère, il a emprunté son sourire et sa bonhommie, mais surtout son sens du spectacle intarissable, ballon en main (le fameux « show time »), puisque les apparitions médiatiques enjouées du maire de Londres, calculées ou inopinées, cherchent à épater la galerie. Bref, à créer le spectacle permanent, et pas l’épisodique buzz à la « Gangnam style ».

 

Côté apparence, itou : Boris partage comme Boris des yeux clairs, une chevelure blonde éclatante et sa carrure de déménageur breton. Tandis que Johnson partage avec Johnson sa bonhommie ainsi qu’un certain embonpoint, l’ancienne star des Los Angeles Lakers ayant pris de la bouteille en tous points.

 

Clonage à trois

 

Nous voici les témoins silencieux du premier clonage groupé de prénom, de nom, de physiques et de personnalités de l’Histoire ! Amazing.

Pour s’en convaincre, analysons une célèbre phrase grivoise et matérialiste du trublion londonien : « Votez Tory, cela fera grossir les seins de votre femme et accroîtra vos chances de posséder un jour une BMW ». Boris Johnson a Bojo de dire ça : « Grossir les seins de votre femme » est clairement la manifestation d’un trait de personnalité de Magic Johnson, puisqu’avant de devenir le séropositif le plus connu de la planète et de mener un combat admirable contre la maladie, Magic était un coureur de jupons invétéré. Or une belle poitrine déambulant ne laisse généralement pas insensible les amateurs de bonne chair. « Posséder un jour une BMW » doit indéniablement à Becker sa paternité, car si personne n’est sans savoir que cette marque provient du pays de Becker, certains ignorent que ce dernier est un concessionnaire prospère de plusieurs points de vente d’automobiles Mercedes en Allemagne. Après « Boum-Boum » place à « Vroum-Vroum »…

 

Autre jonction avec l’Allemagne qui vit naître Becker : récoltant les prébendes de son succès médiatique, on apprend que Boris Johnson, sujet gracieux de sa très gracieuse Majesté Elisabeth II, serait l’un des rares britanniques à parler couramment une autre langue que l’anglais. Fait assez rare pour être noté. Le paradoxe ? Cette langue s’avère être le latin, une langue morte. Un comble pour ce bavard invétéré et fort en gueule, qui ne doit donc deviser qu’avec quelques ecclésiastiques dans ce langage désuet. Mais parmi ces derniers, qui retrouve-t-on : le Pape Benoît XVI, qui comme chacun sait est allemand. Coïncidence ? No way !

Ultime curiosité scientifique, si Boris Johnson est âgé de 48 ans alors que Magic en a 53, Becker est le plus jeune des trois avec seulement 45 unités au compteur. On peut dès lors supputer que les cloneurs ont voulu retarder la naissance de l’Allemand en couveuse pour optimiser leurs chances de voir éclore la terreur des filets que l’on admira jadis.

 

Des biographies si liées 

 

D’ailleurs, les « trois frères » semblent condamnés à conjuguer leurs biographies respectives inlassablement : Boris Johnson, bien que britannique, a vu le jour aux Etats-Unis tout comme Magic et possède également la nationalité américaine; tandis que le tournoi de tennis du grand chelem (à mourir) que Becker remporta le plus souvent fut Wimbledon. Lorsque vous assistez à un match de tennis sur gazon, au cours duquel les joueurs du tournoi doivent troquer leurs tenues criardes habituelles pour ne se parer que de sobres blancs habits, que les matchs sont souvent interrompus pour cause de pluie et que ce sont le duc et la duchesse de Kent qui remettent le trophée aux vainqueurs de l’épreuve, il ne faut pas être grand druide pour deviner que celle-ci se déroule en Grande-Bretagne… Patrie de Boris Johnson, pour ceux qui n’auraient rien suivi.

Le doute n’est plus permis.

 

Explication scientifique du mystère

 

Dès lors, une question s’impose : comment les scientifiques ont-ils procédé ? Surtout, à l’image du pop-corn, s’agit-il d’une invention scientifique fortuite ? Formulons une hypothèse : un chercheur harassé par la surcharge de travail reçut pour tâche de créer un clown. Mais, sans doute mal réveillé, il comprit « clone » et non pas « clown ». Lorsque ses supérieurs débarquèrent en goguette dans le laboratoire afin de contrôler l’avancée du projet, ils constatèrent furibonds la bévue du chercheur : de clown, il n’y avait point, juste un clone . Alors, ils se déchaînèrent et lui promirent le licenciement séance tenante, un procès retentissant et autres imprécations chatoyantes à l’oreille. Penaud, le scientifique fautif offrit de réparer ses torts. Le processus de clonage n’étant pas terminé, il pouvait aisément insérer un caractère clownesque au clone issu du mélange des cellules du futur tennisman et du futur basketteur. Bien que l’expérience soit risquée, ses supérieurs lui donnèrent le feu vert. Le scientifique s’exécuta.

 

C’est ainsi que naquit Boris Johnson.